‘Quelque chose de piquant’ – Voltaire on marriage, adultery, society, and the Church in Questions sur l’Encyclopédie

Encyclopédie, vol.1, title page

Encyclopédie, vol.1, title page. (Public domain image)

The article ‘Adultère’ in the Encyclopédie, ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers was written by abbé Claude Yvon and François-Vincent Toussaint. Though both these writers faced persecution by the authorities for other writings, this article is on the face of it a dry, sober, moralistic and legalistic account of the crime of adultery: ‘Nous jugeons avec raison, et conformément au sentiment de toutes les nations, que l’adultère est, après l’homicide, le plus punissable de tous les crimes, parce qu’il est de tous les vols le plus cruel, et un outrage capable d’occasionner les meurtres et les excès les plus déplorables.’

Voltaire, in the Questions sur l’Encyclopédie (OCV, vol.38, p.101-18), takes a radically different tack.

Sganarelle ou le cocu imaginaire

Sganarelle ou le cocu imaginaire, by Molière. Drawing by Pierre Brissart, engraved by Jean Sauvé. (Wikimedia Commons)

He launches in medias res with a lapidary statement: ‘Nous ne devons point cette expression aux Grecs.’ He continues with an etymological roundup, during which he dismisses Hebrew as a ‘jargon du syriaque’, to finish with an accurate account of the Latin origin of ‘adultère’: ‘Adultère signifiait en latin, altération, adultération, une chose mise pour une autre, un crime de faux, fausses clefs, faux contrats, faux seing; adulteratio’, followed by a comic flourish: ‘De là celui qui se met dans le lit d’un autre fut nommé adulter, comme une fausse clef qui fouille dans la serrure d’autrui.’ The mild but louche erotic imagery recalls his interest in such matters, as evidenced in the Notebooks and some scandalous poetry freely attributed to him. Thus, in one short paragraph, Voltaire sets the tone of his article with a show of erudition, a slight on the origins of Christianity, and a lively witticism. This approach was suggested in a letter to Mme Du Deffand who had expressed a wish to see the work in hand: ‘voici trois feuilles qui me tombent sous la main. Faites-vous lire seulement les articles Adam et adultère. Notre premier père est toujours intéressant, et adultère est toujours quelque chose de piquant’ (25 April 1770, D16314 in his correspondence).

The light but erudite tone continues with a discussion of the way the meaning of ‘cocu’, deriving from the cuckoo that lays its egg in another’s nest, has transferred from the intruder to the intruded upon, and he cites a licentious verse by Scarron. (The account is not strictly accurate. Littré in his dictionary cites Antoine Du Verdier: ‘Non seulement ceux qui abusent des femmes d’autrui, mais aussi les maris abusés sont appelés cocus; de sorte que, ce nom étant actif et passif et commun à tous les deux, nous pouvons dire cocu cocuant et cocu cocué.’)

Portrait of a woman, by Robert Campin

Portrait of a woman, by Robert Campin (c.1430-1435). (National Gallery, London, public domain)

Voltaire turns to the cuckold’s notorious horns, ranging, with fanciful etymology and quotations from Molière, over Greek goats, male and female, to the ‘cornettes’ on women’s headgear in earlier centuries.

In the same light tone Voltaire takes a short digression on social language, how the term adultery is avoided: ‘On ne dit point, Madame la duchesse est en adultère avec monsieur le chevalier. Madame la marquise a un mauvais commerce avec monsieur l’abbé. On dit, Monsieur l’abbé est cette semaine l’amant de madame la marquise. Quand les dames parlent à leurs amies de leurs adultères, elles disent, J’avoue que j’ai du goût pour lui. Elles avouaient autrefois qu’elles sentaient quelque estime; mais depuis qu’une bourgeoise s’accusa à son confesseur d’avoir de l’estime pour un conseiller, et que le confesseur lui dit, Madame, combien de fois vous a-t-il estimée? les dames de qualité n’ont plus estimé personne, et ne vont plus guère à confesse.’ These last mischievous words look forward to the main point of the article.

His target is the Church in France. ‘Il y a quelques provinces en Europe où les filles font volontiers l’amour, et deviennent ensuite des épouses assez sages. C’est tout le contraire en France; on enferme les filles dans des couvents, où jusqu’à présent on leur a donné une éducation ridicule’, which makes them unfit for marriage, and ready for adultery.

Christine de Pisan presenting her book to Queen Isabeau of Bavaria

Christine de Pisan presenting her book to Queen Isabeau of Bavaria (miniature, c.1410-1414 by the Master of the Cité des Dames), each wearing an ‘escoffion’, or horned headpiece. (Wikimedia commons)

The crucial point, though, is the absence of divorce. The Church allows separation after adultery, but divorce is forbidden. In the section of ‘Adultère’ entitled ‘Mémoire d’un magistrat’ Voltaire gives a précis of a recent publication in favour of divorce: ‘Mon épouse est criminelle, et c’est moi qu’on punit’, and ‘Dieu me permet de me remarier, et l’évêque de Rome ne me le permet pas! […] Les lois civiles d’aujourd’hui, malheureusement fondées sur le droit canon, me privent des droits de l’humanité.’ In a letter to Francesco Albergati Capacelli, who wanted a divorce, Voltaire had written some ten years previously: ‘je ne sais rien de si ridicule que d’être obligé de vivre avec une femme avec laquelle on ne peut pas vivre’ (15 April 1760, D8854). But it was not always so, as he tells his readers in ‘Adultère’: ‘Le divorce a été en usage chez les catholiques sous tous les empereurs; il l’a été dans tous les Etats démembrés de l’empire romain. Les rois de France, qu’on appelle de la première race, ont presque tous répudié leurs femmes pour en prendre de nouvelles. Enfin il vint un Grégoire IX ennemi des empereurs et des rois, qui par un décret fit du mariage un joug insecouable; sa décrétale devint la loi de l’Europe.’

Le Christ et la femme adultère, by Nicolas Poussin

Le Christ et la femme adultère, by Nicolas Poussin. (Louvre, Paris, Wikimedia Commons)

Voltaire also condemns the unequal treatment of women in France by the Church and the law, the fact that their rights are far less than those of men: ‘Je demande si la chose est juste, et s’il n’est pas évident que ce sont les cocus qui ont fait les lois.’ In this context he chides the Church by citing the famous words of Jesus concerning the woman taken in adultery: ‘Que
 celui de vous qui est sans péché jette la première pierre.’

From the cover of playful erudition Voltaire casts his own finely honed stones at his frequent target, l’infâme.

Martin Smith

 

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