Bernardin de Saint-Pierre’s surprising ‘cosmopolites’

Reading the recent blog, ‘Voltaire, the Lettre sur les Anglais, and Enlightenment cosmopolitanism’ I was reminded that Bernardin de Saint-Pierre employed ‘cosmopolite’ as an adjective. I had always assumed that the term was utilised exclusively as a noun – for instance, we read early on in ‘Livre I’ of Rousseau’s Emile: ‘Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux.’ As the general editor of Bernardin’s Harmonies de la Nature (Œuvres complètes of Bernardin de Saint-Pierre, t.4, Paris, Classiques Garnier, forthcoming), I came across this adjectival usage on several occasions, moreover describing the natural world. Bernardin’s monumental work in nine ‘Livres’ was probably begun in 1790 and then recast in several versions for the next fifteen to twenty years without being published in its author’s lifetime. In ‘Livre I’ we read regarding plants (the italics are mine):

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, by Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson, engraving by Etienne Frédéric Lignon (1818).

‘Le blé a des harmonies avec la terre par ses racines, divisées par filaments, qui en y pompent leur nourriture. Elles ne sont ni longues ni nombreuses mais elles y adhèrent si fortement qu’on ne peut les enlever sans emporter une portion du sol ni rompre la paille à cause de sa dureté. Voilà sans doute les raisons qui obligent les laboureurs de le scier plutôt que de l’arracher. Ces rapports terrestres lui sont communs avec beaucoup d’autres végétaux, mais ce qu’il a de particulier, c’est qu’il n’y a aucune partie du globe où ne puisse croître quelqu’une de ses espèces, depuis le riz du Gange jusqu’à l’orge de la Finlande. Il est cosmopolite comme l’homme […].’

In the same ‘Livre’ one finds:

‘Les plantes cosmopolites croissent en général le long des grands chemins. Ce sont des espèces d’hospices que la nature y a établis pour les animaux domestiques voyageurs.’

Birds are endowed with this capacity in ‘Livre II’:

‘L’organisation des volatiles, leur instinct et leurs vols, peuvent se rapporter à une infinité de besoins de la vie sociale. Ils peuvent servir à découvrir les propriétés des végétaux, à annoncer l’arrivée des orages, le changement des saisons, et les îles qui sont hors de la vue des navigateurs. Les volatiles sont les premiers habitants des terres, de tous les genres d’êtres organisés, le leur est seul cosmopolite.’

The utility of floating vegetation is illustrated in ‘Livre III’:

‘Ces végétations flottantes forment quelquefois des tribus si nombreuses, qu’elles arrêtent la course des vaisseaux: telles sont celles de la Floride. D’autres semblent poser des limites stables et tracer des lignes de démarcation sur les plaines liquides de la mer: elles peuvent déterminer les bornes des diverses puissances maritimes, et donner aux navigateurs des points plus sûrs que leurs longitudes estimées. D’autres font comme eux le tour du globe, et circulent d’un pôle à l’autre avec l’océan. C’est peut-être parmi ces espèces voyageuses et cosmopolites, que de malheureux marins, naufragés sur un écueil, peuvent choisir des trajectiles propres à annoncer leur infortune sur tous les rivages.’

‘Livre IX’ offers a further example:

‘Tels sont les principaux genres physiques qui se subdivisent en moraux, les uns vivant fraternellement comme les moineaux. Tous se divisent en deux sexes. Quelques-uns vivent conjugalement comme les tourterelles, d’autres maternellement ainsi que les abeilles qui travaillent en familles sous le gouvernement d’une mère. Des familles les unes se rassemblent en tribus ainsi que les castors, quelques tribus se réunissent en nations telles que plusieurs espèces de poissons. Enfin d’autres sont cosmopolites et vivent pour ainsi dire sphériquement en parcourant le globe. Telles sont les espèces voyageuses comme les hirondelles.’

I wondered whether this extended use could be found elsewhere. The search facility of Electronic Enlightenment offered an excellent resource. It registered 29 occurences. Voltaire writes towards the end of a letter to Frederick II, c.15 July 1742: ‘Mais j’ay essuyé une des plus illustres tracasseries de ce monde. Mais je suis si bon cosmopolite, que je me réjouiray de tout.’ On 29 April 1752 he chides La Condamine: ‘mon cher cosmopolite, ne me croyez pas assez ignare pour ne pas savoir où est Cartagene; j’y envoie tous les ans plus d’un vaisseau, ou du moins je suis au nombre de ceux qui y en envoient […].’ Moultou told Rousseau on 13 October 1762: ‘R[oustan] n’a pas compris vôtre dernier chap. du Contrat social, au moins il ne l’a pas compris come moy. Quand vous dites que le Xanisme est contraire a l’esprit social, il me semble que cette assertion revient a celle cy, que la bienveillance se relâche en s’etendant, & que le Xanisme nous fesant envisager touts les homes come nos fréres, nous empêche de mettre une grande difference entre eux, et nos concitoyens. De la le Systéme du Xanisme est plus favorable a la société universelle des homes qu’aux societés particuliéres: le Xen est plus cosmopolite que patriote.’

However it is the abbé Morellet who appears the greatest fan of the term ‘cosmopolite’. He tells David Garrick on 21 April 1765: ‘N’ai je pas fait là un petit sacrifice à l’utilité publique qui merite de la part des amis du genre humain quelque reconnoissance. Je dis de la part du genre humain car je ne crains pas de vous avoüer que ce n’est pas pour mon pays que je travaille. On ne profitera pas de longtemps de ce que je pourrai avoir dit de bon dans ce pays cy et on ne m’en saura peut-etre pas grand gré. Mais je suis cosmopolite et si je puis en développant les principes d’une science aussi vaste et j’ose dire assés inconnue jusqu’à present etre utile à quelque nation que ce soit[,] fut elle notre ennemie[,] je me croirai bien payé de mes travaux.’ He tells Pietro Verri in a missive composed between 14 and 15 March 1767: ‘Dites moi, Monsieur le Comte, si vos occupations et celles de M. le Comte Carli vous empêchent d’écrire sur ces objets intéressans. Devenus des hommes d’état, vous ferez les meilleures choses du monde dans votre Milanois, cela est bien. Mais je suis cosmopoliteet je voudrois bien que vous travaillassiez un peu pour le genre humain.’

He further champions the idea of being ‘cosmopolite’ in letters of 4 September 1775 and c.30 December 1777 to the 1st marquess of Lansdowne and on 30 October 1785 to Benjamin Franklin. The term is not found in Bernardin’s own letters but exists in a communication to him dated c. October 1789. The correspondent is a fellow Norman and a fervent admirer, Mme Le Pesant de Boisguilbert. She is now an émigrée in Margate: ‘il n’est point de bonheur pour moi sachant La France agiteé de troubles et de divisions et travaillant elle même a sa ruine. personne pour mon malheur n’est moins cosmopolite que moi; je tiens fortement à ma patrie […].’ Here the word has clearly negative connotations unlike the resonances in the other quoted letters.

Evidently ‘cosmopolite’ has no linkage with the non-human world in the above quotations. I wondered therefore whether the seemingly new usage might be found in contemporary reference books. The word was clearly in circulation in the early decades of the eighteenth century with its ‘citizen of the world’meaning. Yet it is absent from the 1694, 1718 and 1740 editions of the Dictionnaire de l’Académie française. It appears however as a noun in the 1762 version: ‘Celui qui n’adopte point de patrie. Un cosmopolite n’est pas un bon citoyen.’ The 1798 edition is arguably more positive: ‘Citoyen du monde. Il se dit de celui qui n’adopte pas de patrie. Un cosmoplite regarde l’univers comme sa patrie.’ (The 1835 edition follows similar lines.) The Encyclopédie article in volume 4 of the 1751 edition offers: ‘COSMOPOLITAIN, ou COSMOPOLITE, (Gram. & Philosoph.) On se sert quelquefois de ce nom en plaisantant, pour signifier un homme qui n’a point de demeure fixe, ou bien un homme qui n’est étranger nulle part.’ In volume 2 of its edition in 1771 the Dictionnaire de Trévoux suggests: ‘Cosmopolitain, aine. On dit quelquefois ce mot en badinant, pour signifier un homme qui n’a point de demeure fixe, ou bien un homme qui nulle part n’est étranger […].’ The abbé Féraud supplies nothing new in his Dictionnaire critique de la langue française (1787): ‘Cosmopolite, Celui qui n’adopte point de patrie; citoyen de l’univers. “Il se fait honneur d’être cosmopolite, mais un cosmopolite n’est pas un bon citoyen.”’

The first reference that I have encountered which records Bernardin’s practice is in the Dictionnaire Littré (1873-1877). Its entry begins with the customary definition: ‘Celui qui se considère comme citoyen de l’univers’ but suggests also ‘celui qui vit tantôt dans un pays tantôt dans un autre; qui adopte facilement les usages des divers pays. C’est un cosmopolite.’ It goes on to list: ‘Adjectivement. Un philosophe cosmopolite. Une existence cosmopolite. “De tous les genres d’êtres organisés, le genre des insectes est seul cosmopolite”, Bernardin de Saint-Pierre, Harm. liv. II, Anim.’ Bernardin’s is the only source cited although the quotation is slightly incorrect as it should be ‘volatiles’ and not ‘insectes’ (see the quotation from ‘Livre II’ above). Could Bernardin thus be the initiator of this adjectival extension of ‘cosmopolite’ to the non-human world? Intriguingly the old but still valuable study of changes in the French language by Ferdinand Gohin in the final decades of the eighteenth century would seem to support that possibility. In a section entitled ‘On applique aux choses ce qui ne se disait que des personnes’ he provides an entry for ‘cosmopolite’: ‘B. de St-P., Et., II. 383; […]. – Ibid, I, 71 […].’* The reference is not to the Harmonies de la Nature but to the Etudes de la Nature (first published in 1784).

Bernardin de Saint-Pierre, Etudes de la Nature, frontispiece and title page of the first edition (Taylor Institution library).

I have omitted above Gohin’s quotations from Bernardin (in the square brackets) for clarity. I shall quote the second one first: ‘[La nature] a donné aux plantes qui lui [à l’homme] sont les plus utiles, de croître dans tous les climats; les plantes domestiques, depuis le chou jusqu’au blé, sont les seules qui, comme l’homme, soient cosmopolites’ (Etudes de la Nature, ed. Colas Duflo, Œuvres complètes of Bernardin de Saint-Pierre, t.3, Paris, 2019, p.131). Bernardin believed in a divinely ordered universe which is governed by providence where everything was primarily geared to the benefit of ‘le genre humain’. The other quotation (which I cite at greater length) could be considered as very revealing: ‘C’est dans cette famille, si j’ose dire cosmopolite, que la nature a placé le principal aliment de l’homme; car les blés, dont tant de peuples subsistent, ne sont que des espèces de graminées. Il n’y a point de terre où il ne puisse croître quelques espèces de graminées’ (ibid., p.700). It is the insertion of the phrase ‘si j’ose dire cosmopolite’ which is telling. It surely implies that Bernardin recognises that he is not following standard usage and that his readers may disapprove of such linguistic licence.

Those familiar with Bernardin’s works are well aware of his vast range of vocabulary. Unless possessing specialist knowledge, his early readers (and doubtless their twenty-first century successors) can only regard his terminology for flora and fauna in the lands of the Indian Ocean as exotic and evocative without comprehending their precise meaning. In common with his contemporary acquaintance, Louis-Sébastien Mercier, he championed the invigorating value of new words. Jean-Claude Bonnet claims that ‘Bernardin s’est révélé hardiment néologue.’** In ‘Livre IX’ of the Harmonies de la Nature Bernardin includes ‘propulsation’ three times, a word unknown to any dictionary, in effect a ‘barbarisme’. The final letter of his first publication, the Voyage à l’île de France (1773), states: ‘L’art de rendre la nature est si nouveau, que les termes même n’en sont pas inventés’ (ed. A. Gigan and V. Kapor, Œuvres complètes, t.2, Paris, Classiques Garnier, 2019, p.854).

Bernardin de Saint-Pierre, Voyage à l’île de France, frontispiece and title page of the first edition (Taylor Institution library).

Editors of his Œuvres complètes frequently fail to find words that he employs in eighteenth-century dictionaries. Indeed when they are found in nineteenth-century listings, examples of usage are often derived from Bernardin’s works, particularly the Harmonies de la Nature. With reference to ‘cosmopolite’ one can speculate that Bernardin adapted the positive implications of the term to an adjectival context to consider nature in a wider focus – its productions can be admired and consumed across the planet. People benefit from the presence and exchange of plants etc on a global scale just as they benefit from the sharing of ideas and experiences – we live in a joined-up world.

* Les transformations de la langue française pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle (Paris, 1903), p.302. The Trésor de la langue française informatisé in its entry for ‘cosmopolite’ suggests its first appearance as an ‘adj. bot.’ was in the Etudes de la Nature edition of 1784 and cites Gohin as its source. It defines its modern meaning as ‘Qui connaît une très large répartition géographique.’

** ‘Bernardin néologue à l’épreuve de l’océan Indien ou “l’art de rendre la nature”’, in Bernardin de Saint-Pierre et l’océan Indien, ed. Jean-Michel Racault, Chantale Meure and Angélique Gigan (Paris, 2011), p.405.

Simon Davies

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